Après un long périple a travers la France
via la Bretagne, la Vendée, Toulouse, les Pyrénées, Marseille, le
tour de la Corse, l’Ardèche, je me retrouve a Cannes pour une p’tite
fête de famille. Puis le retour sur la capitale doit se faire. Il
est 15H quand fin prêt, sous un soleil radieux, je quitte la Grande
bleue. La Transalp est chargée, je suis prêt a faire 980 Km d’une
traite, qui, je n’en doute pas vont être long. J’avais décidé de partir
en fin de journée afin de ne pas subir la chaleur caniculaire qui
m’avait suivie depuis le début de ce grand tour de France et de Corse,
ou cela fut parfois difficile. Au Péage de Salon de Provence un orage
me tombe dessus. Brusque et violent, comme souvent dans cette région.
L’autoroute est rapidement recouverte de plusieurs centimètre d’eau,
cela m’amuse et je ne met pas mon sur- pantalon de pluie me disant
que dans quelques minutes tout ca va être fini et que je sécherai
bien vite! Et la, c’est l’erreur de ce voyage! Les trombes d’eau n’en
finissent pas, elles sont de plus en plus fortes! Je suis rincé! J’ai
l’impression d’être dans une machine à laver. Je m’arrête pour mettre
mon sur- pantalon, mais un peu trop tard. Le jean est trempé, mes
chaussettes baignent, et le reste aussi. Tant pis, je continue ma
route. Toute la remonté de la vallée du Rhône se fera dans des conditions
d’apocalypses! Trombes d’eau, vents violents, éclairs, tonnerre, chaussées
inondées, visibilité nulle par endroit. Sur une aire d’autoroute je
rencontre des gars qui venaient de participer a une concentre de Harley.
L’état de leurs Santiags et de leurs blousons fait pitié! Le déluge
me suivra jusqu'à Villefranche sur Saône au dessus de Lyon. Il est
23 H! J’ai faim, soif, et je suis transi de froid. Puisque la pluie
a cessé, je décide de changer de vêtements. Mais je comprends vite
que mon sac de voyage qui était arrimé derrière moi à subit un lavage
complet. Tout est complètement trempé. Si je ne suis pas sec pour
finir ces 400 bornes qui me restent à faire je serai mort de froid
sous peu ! Trempé jusqu’au slip je décide de sortir de l’autoroute
afin de trouver une laverie ou j’ai l’intention de mettre mes vêtements
dans un sèche linge. L’idée me semble génial, simple, et peu coûteuse.
Mais ne cherchez pas ce genre de service à 23 H dans Villefranche!
Y a pas, close!! Désespéré, je reprends l’autoroute et je m’arrête
dans une station service. Un Sandwich, deux cafés chauds me redonnent
quelques calories perdues. Le sèche mains des toilettes va fonctionner
pendant 45 mn! Presque a poil dans les toilettes! Spectacle surprenant
pour tout le monde. J’arrive tant bien que mal à obtenir un taux d’humidité
acceptable pour mes vêtements et pour moi-même. Un long trajet me
reste à faire et j’en ai un peu ras le bol. Heureusement il ne pleut
plus, même qu’il fait beau puisque je vois les étoiles et une très
belle pleine lune. Mais il fait un peu frais quand même. Ce voyage
pour lequel je voulais prendre mon temps me devient très pénible.
Je suis pressé d’en finir et je mets les gaz, l’aiguille frôle la
zone rouge. 3 H du matin j’arrive au péage de Fleury. J’ veux rétrograder
mes vitesses….. Plus d’embrayage! Merde!!!Je les descends a la volées
(merci Honda de faire quand même de bonnes boites) Point mort, B.A.U
pour voir la cause de ce problème. Câble HS! Bon, tant pis, faut rentrer
comme ça! Je pousse la bécane, saute dessus, et met la première. Ca
marche! Je passe le péage de la même façon et rentre à Mantes sans
Problème. Heureusement y a pas trop de circulation a cette heure.4H
30 du Mat, j’arrive chez moi complètement vidé;! Une douche très chaude,
un café idem, et direction la couette. C’est promis, juré, je ne referai
plus ça! Encore que!!! L’avantage de ce genre de voyage, c’est que
l’on s’en souvient longtemps.